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Le guide complet

Qu’est-ce qu’un visa nomade ?

Mis à jour le 29 octobre 2026 · Données vérifiées auprès de sources officielles — voir notre méthodologie · Read in English

Réponse rapide

Le visa nomade — officiellement visa de nomade numérique — est un permis de séjour qui vous permet de vivre dans un pays étranger entre 6 mois et 5 ans tout en travaillant à distance pour un employeur ou des clients situés en dehors de ce pays. La plupart des programmes exigent de justifier de revenus étrangers (en général entre 1 000 et 3 700 €/mois), d’une assurance santé et d’un casier judiciaire vierge. Ce n’est pas un permis de travail local : vos revenus doivent provenir de l’étranger.

45

programmes de visa nomade

100

pays analysés

0 €

seuil d’entrée minimal (via l’épargne)

5 ans

séjour maximal (Thaïlande, Espagne)

Pays proposant un visa nomade : les 45 programmes comparés

Tous les programmes dédiés, classés par revenu minimum. Par ailleurs, 55 autres pays autorisent de longs séjours par des voies alternatives : consultez-les dans le répertoire complet (en anglais).

ProgrammeRevenu minimumSéjour maximalGuide
Thaïlande — Destination Thailand Visa (DTV)Basé sur l'épargne5 ansGuide complet →
Pérou — Digital Nomad VisaAucun minimum fixe1 anGuide complet →
Uruguay — Provisional Digital Nomad Identity SheetAucun minimum fixe1 anGuide complet →
Bahamas — BEATS — Bahamas Extended Access Travel StayAucun minimum fixe3 ansGuide complet →
Bermudes — Work from Bermuda CertificateAucun minimum fixe1 anGuide complet →
Allemagne — Freelance Residence Permit ("Freiberufler")€992/mois3 ansGuide complet →
Tchéquie — Živnostenský list (Trade License) + Long-Term Business Residence€1 000/mois2 ansGuide complet →
Colombie — Digital Nomad Visa (Visa V — Nómadas Digitales)€1 300/mois2 ansGuide complet →
Brésil — Digital Nomad Visa€1 380/mois2 ansGuide complet →
Maurice — Premium Visa€1 380/mois1 anGuide complet →
Cap-Vert — Remote Working Program (Cabo Verde)€1 655/mois1 anGuide complet →
Géorgie — Remotely from Georgia€1 840/mois1 anGuide complet →
Chili — Digital Nomad Visa€1 840/mois2 ansGuide complet →
Malaisie — DE Rantau Nomad Pass€1 840/mois2 ansGuide complet →
Philippines — Digital Nomad Visa (Executive Order No. 86)€1 840/mois2 ansGuide complet →
Sri Lanka — Digital Nomad Visa€1 840/mois1 anGuide complet →
Kenya — Class N Digital Nomad Permit€1 840/mois2 ansGuide complet →
Namibie — Digital Nomad Visa€1 840/mois1 anGuide complet →
Italie — Digital Nomad / Remote Worker Visa€2 066/mois5 ansGuide complet →
Argentine — Digital Nomad Residence (Residencia Transitoria)€2 300/mois1 anGuide complet →
Costa Rica — Rentista / Digital Nomad Visa ("Nómadas Digitales")€2 760/mois2 ansGuide complet →
Turquie — Digital Nomad Visa€2 760/mois1 anGuide complet →
Panama — Short Stay Remote Worker Visa€2 760/mois18 moisGuide complet →
Albanie — Residence Permit for Digital Nomads€2 800/mois1 anGuide complet →
Espagne — Digital Nomad Visa (Telework Visa)€2 849/mois5 ansGuide complet →
Afrique du Sud — Digital Nomad Visa (Immigration Regulations amendment, 2024)€2 931/mois3 ansGuide complet →
Hongrie — White Card (Fehér Kártya)€3 000/mois2 ansGuide complet →
Lettonie — Digital Nomad Visa (Long-Stay)€3 000/mois2 ansGuide complet →
Monténégro — Digital Nomad Visa€3 000/mois1 anGuide complet →
Taïwan — Digital Nomad Visitor Visa€3 067/mois2 ansGuide complet →
Émirats arabes unis (Dubaï) — Virtual Working Programme€3 220/mois1 anGuide complet →
Grèce — Digital Nomad Visa (National Type-D → Residence Permit)€3 500/mois2 ansGuide complet →
Malte — Nomad Residence Permit€3 500/mois4 ansGuide complet →
Chypre — Digital Nomad Visa€3 500/mois3 ansGuide complet →
Norvège — Residence Permit for Self-Employed / Independent Contractors€3 600/mois1 anGuide complet →
Croatie — Temporary Stay for Digital Nomads€3 622,5/mois18 moisGuide complet →
Portugal — D8 Visa — Residency Visa for Remote Professional Activity€3 680/mois5 ansGuide complet →
Barbade — Welcome Stamp€3 835/mois2 ansGuide complet →
Roumanie — Long-Stay Visa for Digital Nomads€3 950/mois1 anGuide complet →
Mexique — Temporary Resident Visa (used by remote workers)€4 200/mois4 ansGuide complet →
Estonie — Digital Nomad Visa (Long-Stay D Visa)€4 500/mois1 anGuide complet →
Indonésie — E33G Remote Worker KITAS (Digital Nomad Visa)€4 600/mois1 anGuide complet →
Japon — Designated Activities Visa ("Digital Nomad")€4 900/mois6 moisGuide complet →
Corée du Sud — Workation Visa (F-1-D)€5 675/mois3 ansGuide complet →
Islande — Long-Term Visa for Remote Workers€6 900/mois6 moisGuide complet →

Revenus en euros tels que publiés par chaque programme (les seuils en devises étrangères sont convertis aux taux de référence de la BCE). Tableaux complets en anglais : conditions de revenu · frais officiels · délais de traitement

Conditions du visa nomade : ce que chaque programme exige

Un travail à distance pour une source étrangère. Un contrat avec une entreprise située hors du pays ou des clients étrangers ; presque aucun programme n’autorise un emploi local.

Des revenus ou une épargne au-dessus du seuil. À justifier par des relevés bancaires (en général sur 3 à 6 mois), des bulletins de salaire ou des contrats. Les minimums vont d’environ 992 €/mois (Allemagne) à 6 900 €/mois (Islande) ; deux programmes évaluent l’épargne à la place.

Une assurance santé. Une couverture valable dans le pays pour toute la durée du séjour : l’Espagne et l’Italie exigent des polices sans participation aux frais ; le DTV de la Thaïlande ne l’impose pas.

Un casier judiciaire vierge et un passeport en cours de validité. Les certificats demandent souvent une apostille et une traduction assermentée : c’est l’étape qui retarde le plus les demandes.

Parfois, des limites selon la nationalité. Certains programmes ne sont ouverts qu’à certaines nationalités (Taïwan, réservé aux ressortissants exemptés de visa) et plusieurs excluent les personnes déjà présentes dans le pays sous un autre statut.

Comment demander un visa nomade

  1. Choisissez le programme avec notre test d’éligibilité (en anglais) : 6 questions classent les 45 programmes selon vos revenus et votre nationalité.
  2. Lisez le guide du pays pour connaître les documents exacts, les frais et les pièges connus ; chaque chiffre renvoie à sa source officielle.
  3. Préparez vos documents à l’avance : apostilles et traductions assermentées prennent des semaines, plus longtemps que la décision elle-même.
  4. Déposez votre demande au consulat ou en ligne : certains programmes (Espagne, Estonie, Thaïlande) acceptent une demande depuis l’intérieur du pays ou entièrement en ligne ; la plupart passent encore par le consulat.
  5. Enregistrez-vous à l’arrivée : beaucoup de programmes exigent un enregistrement local, un numéro fiscal ou un rendez-vous pour la carte de séjour dans les 30 à 90 premiers jours.

Visa nomade ou visa touristique

Le visa touristique (ou l’entrée sans visa) permet de visiter un pays, mais ne rend pas le travail légal — pas même à distance pour un employeur étranger — et limite le séjour à 30–90 jours. Le visa nomade existe précisément pour régler ces deux problèmes : il légalise le travail à distance et prolonge le séjour de 6 mois à 5 ans, souvent avec une possibilité de renouvellement ou de conversion en résidence. Travailler avec un tampon de touriste, c’est la zone grise par laquelle commencent la plupart des nomades ; le visa nomade est le moyen d’en sortir.

À quel visa nomade avez-vous réellement droit ?

Répondez à 6 questions et nous classerons les 45 programmes selon vos revenus, votre nationalité et votre façon de travailler.

Faire le test d’éligibilité

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un visa nomade ?

C’est un permis de séjour qui vous permet de vivre dans un pays étranger entre 6 mois et 5 ans tout en travaillant à distance pour un employeur ou des clients situés en dehors de ce pays. Contrairement au visa touristique, il rend le travail légal ; contrairement au permis de travail, vos revenus doivent provenir de l’étranger.

Quels pays proposent un visa nomade ?

En 2026, 45 pays disposent de programmes dédiés, dont l’Espagne, le Portugal, la Thaïlande, l’Italie, la Grèce, la Croatie, le Japon, les Émirats arabes unis, le Costa Rica et le Brésil. Par ailleurs, 55 autres pays autorisent de longs séjours par des voies alternatives. Le tableau comparatif de cette page rassemble tous les programmes avec leur revenu minimum et leur durée.

Quel est le visa nomade le plus facile à obtenir ?

Côté démarches, le Destination Thailand Visa de la Thaïlande est le plus simple : aucun revenu mensuel exigé, il suffit de justifier d’environ 13 340 € d’épargne, et il dure 5 ans. Parmi les programmes avec un seuil de revenus, l’Allemagne (environ 992 €/mois) et la Tchéquie (environ 1 018 €/mois) affichent les minimums les plus bas.

Combien d’argent faut-il pour un visa nomade ?

Les seuils vont de zéro (la Thaïlande et le Costa Rica évaluent l’épargne ou les contrats) à environ 6 900 €/mois en Islande. La plupart des programmes se situent entre 1 500 et 3 500 €/mois : l’Espagne demande 2 849 €/mois, le Portugal 3 680 €/mois et les Émirats arabes unis environ 3 223 €/mois.

Combien de temps prend la procédure d’un visa nomade ?

La plupart des programmes rendent leur décision en 2 à 8 semaines, dossier complet à l’appui. La procédure depuis l’intérieur de l’Espagne vise 20 jours ouvrés et la Grèce annonce environ 10 jours ouvrés. Le Portugal fait exception : après l’approbation, le rendez-vous auprès de l’AIMA pour la carte de séjour peut prendre de nombreux mois supplémentaires.

Tout le monde peut-il obtenir un visa nomade ?

Non. Tous les programmes exigent de prouver un travail à distance pour un employeur ou des clients étrangers, des revenus ou une épargne au-dessus du seuil, une assurance santé et, en général, un casier judiciaire vierge. Certains limitent les nationalités éligibles : le visa de Taïwan, par exemple, n’est ouvert qu’aux ressortissants exemptés de visa.

Faut-il payer des impôts avec un visa nomade ?

En général oui, dans un pays ou dans l’autre. Dépasser 183 jours de séjour fait le plus souvent de vous un résident fiscal, même si plusieurs programmes exonèrent les revenus étrangers (la Croatie) ou proposent des régimes spéciaux (la loi Beckham en Espagne, le régime des impatriés en Italie). Les citoyens américains doivent de toute façon continuer à déclarer leurs revenus aux États-Unis.

Est-ce difficile d’obtenir un visa nomade ?

Pour qui atteint réellement le seuil de revenus, l’approbation est surtout une affaire de paperasse : les refus tiennent le plus souvent à la manière de justifier les revenus (lettres de l’employeur, documents apostillés, relevés corrects), pas à la décision elle-même. Nos guides par pays détaillent les pièges documentaires de chaque programme.